• Chine Episode 3 : Shanghai.

    Du 31 aout au 08 Septembre (44km)

    Nous Arrivons à Shanghai dans la soirée du Lundi. Fabiola, la mexicaine que nous avions rencontré au Cambodge nous attend dans son appartement au Nord de la ville. Mais d'abord, nous devons retrouver nos vélos. Ce n'est pas une mince affaire. La gare du Sud de Shanghai est grande et peu de monde pour nous aider. Lorsque enfin nous retrouvons nos chers compagnons de voyage, il manque des morceaux et visiblement ils n'ont pas apprécié du tout le transport. Nous sommes très en colère et nous le faisons savoir aux employés qui s'en foutent royalement. Il nous faut près d'une heure pour redresser le tout, régler les dérailleurs, les freins, etc. Finalement nous apprenons que nos vélos ont été acheminés par camion ! Il eut été probablement trop simple et écologique de rajouter un wagon pour les bagages. Il fait maintenant bien nuit, le temps est plus frais que dans le Sud et en plus il pleut quelques gouttes. Nous avons encore tout Shanghai à traverser et Fabiola doit nous attendre. En chemin, nous n'arrêtons pas de nous perdre. Contrairement à de nombreuses grandes villes comme Bangkok, Kuala Lampur ou Dubaï, ici à Shanghai, il existe de vrais pistes cyclables. Toutefois, avec les scooters électriques, on voit peu de gens pédaler.

    Nous avons remarqué que sous les grandes routes express aériennes, il y a presque toujours une belle piste cyclable tranquille. Nous essayons d'en profiter mais à chaque fois que l'on doit passer une rivière, une autre grande route, ou une voie de chemin de fer, la piste cyclable s'arrête au pied d'un mur et nous devons faire des détours invraisemblables qui nous paume un peu plus à chaque fois. Epuisés et sales nous finissons par retrouver Fabiola. Elle met à notre disposition une vraie chambre avec un vrai lit. Le top du confort ! Dès le lendemain, nous partons à la recherche d'un endroit où faire réparer notre appareil photo.

    Cédric : '' En utilisant le métro hyper climatisé contrastant avec la chaleur de dehors, je suis tombé bien malade. Une bonne angine qui aura duré plus de 5 jours avec de la fièvre et des maux de tête. Comme nous n'avons plus de médicaments et que nous ne comprenons rien à la pharmacie chinoise. Je décide d'aller voir un médecin, mais pour être rembourser par notre assurance, il faut aller dans un hôpital spécifique. Le problème, c'est que pour voir un médecin, il faut être inscrit à l'hôpital. Pour être inscrit à l'hôpital, il faut remplir impérativement TOUS les champs du formulaire. Nom, prénom, adresse ET téléphone portable. Le téléphone fixe des parents ne fonctionne pas. Pour être soigné, désormais, il est OBLIGATOIRE d'avoir en sa possession un téléphone portable. Heureusement, Alice a dans sa poche le numéro de téléphone de Fabiola. Toutes ces démarches coutent très cher. Inscription à l'hôpital : 85 euro ! Consultation du médecin plus diagnostic et prescription : 35 euro ! Médicaments contre la fièvre et pastilles pour la gorge : à peine une dizaine d'euro. Au Total, pas loin de 130 euro que je dois avancer de ma poche pour des bonbons aux plantes et une boite de comprimés. Tout ça pour une angine. C'est ce qui s'appelle déplacer un grain de sable avec une grue.''

    En allant chercher notre appareil photo réparé, nous trouvons un magasin Bio pour bourgeois et chinois nouveaux riches. Les prix sont fous et souvent plus chers qu'en France et les produits sur-emballés. Néanmoins, nous décidons d'y faire quelques courses de produits frais et de céréales. Ce qui n'est pas dans cette boutique bio nous devons l'acheter chez Wall Mart, le géant de la grande distribution, l'assassin des petits commerces, l'épandeur mondial de malbouffe.

    Plus tard, nous rencontrons Monsieur Wang, espérantiste très sympathique de Shanghai qui nous aide à réserver nos billets de bateau pour le Japon. Il fallait s'y prendre quand même à l'avance car il n'y a qu'un bateau par semaine. Le prochain départ est prévu pour le 8 septembre. Nous sommes surexcités à l'idée de découvrir enfin cet archipel du bout du monde. Nous avons entendu tellement d'histoires sur le Japon et les japonais et nous sommes maintenant si proches de les découvrir par nous mêmes.

    La veille du grand départ, nous vérifions nos messages internet et nous recevons une nouvelle surprenante. les Frogsonbent, Ben et Sylvie avec qui nous avions pédalé en Turquie puis en Iran écrivent dans leur lettre d'info. ''Nous sommes à Shanghai et demain nous prenons le bateau direction LE JAPON'' !

    Hasard des hasards, après avoir eu des chemins complètement différends à vélos couchés autour du monde, nous nous retrouvons le même jour au même endroit pour une traversée sur le même bateau. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Toujours est-il qu'au moment de l'embarcation, quelle surprise de voir deux français aux visages familiers. Une chose est certaine, on ne va pas s'ennuyer pendant la traversée.

    Déjà nous sommes sur le pont, les vélos en fond de cale. Le bateau donne quelques coups de cornes de brumes qui font trembler les gratte-ciels. Nous quittons Shanghai cet énorme port de commerce d'ou partent tant d'objets de mauvaise qualité qui rempliront les magasins du monde entier avant de remplir les maisons de tout à chacun. Entre les dépôts de charbon, nous regardons les immenses dépôts de conteneurs que l'on imagine rempli de presse purée en plastique, de chaussettes, de télévisions, de portables, de porcelaine, de chaises de jardin en bois exotique, de jouets Disney, de pots de peintures, d'étendoirs à linge, de lampes basse consommation fluo-compactes... .... ....

    En s'éloignant de la Chine, la mer redevient bleue mais elle commence à s'agiter comme une barrière naturelle de protection rendant le Japon accessible seulement aux plus téméraires. La première nuit sur le bateau n'est pas facile et le monstre vert que l'on appelle ''mal de mer'' vient nous remuer les tripes et nous tire sur l'oesophage à chaque fois que le bateau redescend d'une vague.

    Cédric : '' je résiste aussi longtemps que possible mais en allant prendre l'air frais du large je finis par laisser le contenu de mon estomac en nourriture aux poissons. Manque de pot, la bouche grande ouverte, j'avais le vent de face.''

    Deuxième jour de bateau, la mer s'est calmée, le soleil brille. Il commence à faire plus frais. Nous observons les poissons volants et les méduses. Mais déjà commencent à apparaître quelques rochers Japonais et ceci est une nouvelle aventure.

     

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