• Dubai


    Bonjour à tous,
    Voici le récit très synthétique de notre séjour à Dubaï. Nous aurions beaucoup de choses à dire  mais le temps nous manque. Nous vous raconterons tout cela à notre retour !!!

    DUBAÏ
    du 21 octobre au 13 novembre 2008

    Dubaï aux Emirats Arabes Unis. Tout le monde se fait une idée sur cette ville de folie chez les rois du pétrole. Pour certains, Dubaï est un rêve absolu, pour d'autres un enfer. A ceux qui attendent de nous des critiques, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, veuillez nous pardonner, car nous avons décidé de décrire simplement et de la manière la plus objective possible notre séjour aux E.A.U.

    Voici donc le récit de nos 2 paires d'yeux seulement:

    Après avoir quitté l'Iran sur un bateau où nous avons retrouvé Martin et Andrea, les suisses à vélos que nous avions rencontré à Yazd. Après avoir croisé la flotte de petits bateaux de contrebandiers, les plateformes pétrolières et les remorqueurs tractant d'immense quantité de terre, de sable et de cailloux (pour la réalisation des îles artificielles), Dubaï est en vue. En premier, nous ne voyons de la cité que le nuage de pollution qui l'entoure. Ensuite seulement apparaissent les gigantesques tours. Au port de Sharjah, nous passons du temps dans la douane. Hommes et femmes sont transportés séparément dans deux bus. Pour le contrôle des passeports, c'est très simple pour les garçons, mais pour les filles, c'est la fouille corporelle, la biométrie de l'oeil, et la file d'attente. Nous attendons deux bonnes heures avant de pouvoir récupérer nos bagages, mais nous ne pouvons toujours pas sortir car le chien anti-drogue à senti quelque chose dans les sacoches d'Alice. Elle doit tout déballer et expliquer aux policiers. Un détail nous choque cependant car nos sacs (tous noirs) étaient disposés ensemble dans la salle et alors que même pour nous c'est parfois difficile de savoir qui est à qui, nous avons du mal à comprendre comment les policiers ont pu faire une distinction parmi nos bagages. Enfin sortis, Raïa nous attend avec sa fille Kalina. Nous retrouvons aussi Martin et Andrea qui vont probablement aller dormir sur une plage. Raïa est très gentille et leur propose tout de suite de les accueillir même s'ils ne parlent pas Espéranto. Un peu gênés, ils finissent par accepter. Nous mettons donc tous nos bagages dans le grand 4x4 et nous le suivons jusqu'au centre ville. Nous découvrons l'infrastructure routière et le trafic local. PAS une seule bande cyclable, PAS de trottoirs, une circulation de folie avec une large majorité de 4x4. Au premier rond point, alors que nous étions engagés, un bus est arrivé et ne s'est pas arrêté passant juste entre nous deux. Bref en 10 kms, nous avons failli tous mourir 3 fois. Sur la place d'un centre culturel, nous rencontrons Julio et Baskher, deux autres Espérantistes. Le premier est Stewart et brésilien, le deuxième est ingénieur et Indien. Nous rencontrons aussi un couple de Tunisiens très sympathique. Nous passons la soirée sur une terrasse de café et nous tentons de comprendre le mode de vie local. Arrivés non sans peine jusque dans la grande maison de Raïa, nous découvrons le luxe. La gigantesque télé, la climatisation qui fait que nous avons un peu froid. Les canapés, le piano, la grande cuisine, le billard, et l'espace intérieur suffisamment important pour que les enfants puissent circuler en trottinette et à vélo.

    Nous passons notre séjour à intervenir dans les écoles pour présenter le projet portrait de planète, à cette occasion nous tentons de sensibiliser les jeunes à l'environnement. Avec Raïa comme guide, nous visitons aussi de nombreux hôtels de luxes. Le reste du temps nous le consacrons à chercher une solution pour rejoindre l'Inde en bateau. Nous avons demandé aux ports, aux compagnies de cargos, aux compagnies de transport de conteneurs, aux équipages, sur internet... Aucunes solutions, nous devons nous résigner à prendre l'avion.

    Alice prend la suite du récit en évoquant les grands moments de nos trois semaines à Dubaï :

    Tout d'abord nous remercions Raïa et sa famille de nous avoir hébergés et fait découvrir la ville. Pour nous, séjourner chez des habitants du pays, nous permet de comprendre et de découvrir de manière plus réelle le mode de vie local.
    Nous voulions aussi remercier Julio qui nous a aidé à rencontrer des écoles, fait connaître le Tchoukball, montré des endroits magnifiques comme ce canyon en Oman et aidé pour que nous ne payons pas d'extras pour les vélos lors de notre vol pour l'Inde.

    Hôtels 5 étoiles
    Raïa, nous a donc fait découvrir le luxe des hôtels 5 étoiles. Toute une journée, nous avons passé à les visiter comme nous aurions visité les châteaux de la Loire. Les toilettes sont magnifiques, le hall d'entrée immense avec tous les employés en tenue folklorique. Tout y est millimétré. Des milliers de fleurs coupées partout, l'immense corbeille fleurie de Lys, Roses et Orchidées dans le hall. Bien entendu, comme tout le reste, elles sont importées par avion.
    Le dernier hôtel à la mode, l'Atlantys. Le hall est immense avec une gigantesque sculpture en verre avec un dégradé de couleur allant du rouge vers le bleu située en plein milieu de la pièce sous une coupole. Quand nous entrons, nous sommes forcément impressionnés par sa taille. Derrière celle-ci de grandes baies vitrées où nous pouvons contempler la plage artificielle créée dans la lagune. Il y a eu un problème avec la construction de cette «Palm island », île artificielle en forme de palmier. L'eau de la mer, ne pouvant plus circuler commençait à devenir nauséabonde. Des ouvertures ont été realisées pour que l'eau puisse être renouvelée et cela à peut-être réussi à remédier en partie au problème. Voulez-vous vous y baigner? Non? Cela n'est pas grave, ils ont pensé aux piscines!
    Dans ce nouveau « palace » au bout de l'archipel artificiel, nous avons découvert l'aquarium LE PLUS grand du monde pour un hôtel, contenant des centaines de poissons dont un requin baleine qui n'arrête pas de tourner en rond. Celui-ci n'a pas son espace vital c'est pourquoi une association anglaise demande à ce qu'il soit relâché.
    Les gens sont émerveillés devant cet immense aquarium, les cris résonnent dans ce grand hall impersonnel. Si nous le souhaitons, nous pouvons faire la queue pour être photographier sur le trône de l'Atlantys. Mais nous irons plus loin visiter le mall de l'hôtel (c'est à dire le centre commercial). C'est un alignement de boutiques luxueuses et de restaurants. La visite de l'aquarium coûte environ 30 euros. On doit aussi payer des prix astronomiques pour l'aquaparc où l'on peut nager avec les dauphins captifs.
    Je ne sais pas si c'est parce que l'hôtel vient d'ouvrir depuis quelques semaines mais il y a un monde fou qui vient le visiter. Il doit y avoir 3 000 chambres et une centaine de suites.
    L'intérieur, même si Cédric a écrit qu'il fallait rester objectif, me fait penser à Disneyland. Il y a de grosses peintures de poissons très enfantines, des blasons que nous pourrions voir dans des dessins animées,... quel contraste avec le prestige qu'ils veulent donner.
    Andréa s'est promenée dans les hôtels avec une énorme herbe dans les cheveux que lui avait mise Kalina à son insu et on peut donc l'admirer ainsi sur les photos de Martin. Allez sur leur site superbe, www.silkroad-express.ch
    Bref si vous recherchez le calme à Dubaï, n'allez pas dans ces immenses hôtels 5 étoiles.

    Animalerie
    Nous passons un après-midi dans un aquarium censé prôner la protection de l'environnement, nous pouvons lire une petite exposition qui dit que le changement climatique est naturel mais que certains scientifiques, même s'ils n'ont jamais pu le prouver, pensent que cela est dû à l'activité humaine. Après les poissons, nous allons dans une animalerie pour acheter à manger aux lapins, cailles et cochon d'inde de la maison. Pour moi, c'est insupportable de voir cela, des animaux en cage, entassés, devenant fous, aboyant, hurlant, piaffant, morts... Quelques animaux que nous pouvons trouver : ratons laveurs, grosses tortues terrestres, tous types de rongeurs domestiques et sauvages, chats, chiens, faucons, poulets, oiseaux de toutes espèces, singes, lamas, dromadaires, et autres espèces en voie d'extinction. J'ai envie d'ouvrir toutes les cages. Le fait que des gens viennent acheter ces animaux, cela perpétue ce genre de commerce, commerce illégal pour certains animaux (mais ici au pays de l'argent roi, on peut tout se permettre). Certains magasins proposent des félins ou animaux plus rares, mais il faut passer commande. Boycottons les animaleries quand on sait que beaucoup d'animaux meurent en étant capturés, dans le transport et dans la cage du magasin. Jetez un petit coup d'oeil sur le lien « One Voice » sur notre site !!!

    Gratte-ciel
    Dans la grosse voiture 8 places, nous parcourons la ville et remarquons que tout est en construction, des grues partout! Des gratte-ciel les uns serrés aux autres, c'est à dire que certains côtés du building ne voient jamais le soleil. Les tours sont parées de grandes vitres où brille le soleil et le ciel. Tout est dans l'apparence, la forme du bâtiment, le marbre utilisé, les fenêtres,... mais derrière, il n'y a qu'un vulgaire béton qui résonne quand on marche dessus.
    Ici, ils veulent construire tout le temps, ils détruisent même des maisons récentes pour faire de nouveaux projets. Ainsi ils exproprient les locataires qui pensaient être tranquilles pendant un bon bout de temps et ils doivent rechercher un nouveau logement, plus cher car le loyer augmente.
    Il y a une concurrence avec les autres pays, pour avoir le building le plus grand. Une immense tour de près de 950 mètre de haut ! Avec au moins 250 (nombre sûr) voire 500 (nombre à vérifier) ouvriers morts sur le chantier ! Impensable autant d'hommes tués pour une telle construction, mais ici, on dirait que la vie d'un ouvrier pakistanais, iranien, indien ne compte pas. Ils sont payés en fonction de leurs origines c'est à dire que pour un même métier, un européen va être payé beaucoup plus qu'un indien.
    Tous les étrangers venus travailler sont soigneusement contrôlés à la douane, biométrie, passeport,... S'ils n'ont pas de contrat de travail au bout d'un mois, ils n'ont plus qu'à attendre un mois dans leur pays pour revenir à Dubaï se faire exploiter. Car c'est bien d'esclavage moderne dont il s'agit, ils viennent travailler dans le bâtiment, quelques fois l'employeur prend leurs papiers (illégal), et font du chantage avec. Un mois de travail gratuit s'ils veulent récupérer leur passeport ou leur contrat de travail.
    Pour payer moins cher leur logement, ils sont 14 dans un F1. Certains partagent un lit avec quelqu'un qui travaille le jour et un autre la nuit. Ils espèrent gagner beaucoup d'argent pour pouvoir vivre ensuite tranquillement dans leur pays. Nous avons vu des buildings qui ont été construits à toute allure, en ciment et qui se fissurent deux ans après leur construction. Bravo !
    Avec tout l'argent qu'il y a ici, pourquoi ne font-ils pas des bâtiments écologiques en payant convenablement les ouvriers ? Ils pourraient faire des immeubles autonomes en énergie. Malheureusement au pays des rois du pétrole, les seuls panneaux solaires que nous avons vus sont réservés aux horodateurs de certains parkings.

    Malls
    Dubaï possède un nombre considérable de malls, c'est à dire de centres commerciaux où nous pouvons retrouver les mêmes chaines de magasins que dans le reste du monde. Tous plus luxueux les uns que les autres, recouverts de marbre, avec des fontaines intérieurs, des restaurants chics, ouverts dans le bruit des consommateurs.
    On peut aussi y trouver des scènes ouvertes, pourquoi pas une patinoire et encore plus fort, une piste de ski !!! ce qui semble logique dans un pays chaud qui ne connait jamais le gel.
    Grand contraste avec notre façon de vivre, tendant vers la simplicité, la faible consommation, et la diminution de la dépendance aux objets.
    A Dubaï un tiers seulement de la population est locale. Les deux tiers restants sont composés d'ouvriers ou de personnes venues faire des affaires. Ici il n'y a pas de taxes!

    Tchoukball
    Un nouveau sport créé par un suisse qui combine Volley Ball et Hand Ball. Notre ami Julio a fait une présentation de ce sport lors d'une conférence pédagogique pour les professeurs d'EPS. C'est amusant, tactique et la force n'est pas nécessaire pour gagner. Quelques petites règles pour comprendre ce sport. Un terrain plus petit que celui de Hand, deux camps avec deux zones, deux trampolines d'un mètre carré et deux équipes de 9 joueurs. Pour marquer un point, il faut que la balle soit lancée sur le trampoline et rebondisse sur le sol en dehors de la zone. Il n'y a aucun contact entre les joueurs. Quand une équipe possède la balle, elle a droit à 4 passes, de faire 3 pas avec le ballon. L'autre équipe ne peut pas intercepter la balle, ni défendre le filet, elle doit laisser faire comme si ils jouaient au Volley. Et c'est là où les nouveaux joueurs doivent se déshabituer à intercepter la balle et à défendre la zone!!!
    C'est très amusant et tactique. A essayer!

    Voici l'adresse du site web: http://www.tchoukball.org

    Environnement
    Quand nous avons fait nos conférences, nous avons pu remarquer que certains enseignants étaient sensibles aux problèmes d'environnement. Peut-être que nous avons été le point de départ pour un travail plus approfondi sur la protection de la nature.
    Nous avons constaté que le tri n'existe pas dans les maisons et que les déchets sont simplement mis dans un immense trou creusé dans le Désert puis rebouché avec le sable. Du plastique partout ! Quand nous réutilisons de vieux sacs pour les courses, les employés ne comprennent pas et veulent nous en donner des nouveaux. Il faut insister !
    Et il n'y a que peu de containers à papiers et plastique près des arrêts de bus.

    Antenne relais et réseau Wi-Fi (par Cédric)
    In
    croyable ! Je vais commencer par dresser le décor. Dans la grande maison, la Wifi est connectée 24h sur 24, l'ordinateur capte 2 signales, l'un a 100% presque dans toute la maison et un autre que l'on capte à 70% environ mais plus fort dans la pièce où l'on dort. Autre élément majeur du décor, une énorme antenne relais à même pas 50 mètres derrière la maison (entre la maison et l'école). Voilà pour le décor, maintenant nous pouvons entrer en scène. Donc nous sommes arrivés le 21 octobre à vélo et de nuit (nous avons constaté seulement au bout de 10 jours qu'il y avait l'antenne relais). Nous nous sommes couchés presque en arrivant et le lendemain matin au réveil, j'avais mal au crâne. C'est pas très grave, je suis sujet aux migraines, c'est peut-être le changement de décor radical et le stress de la veille au milieu des grosses voitures. Bref je prends un cachet et la journée se passe à l'extérieur de la maison, ballade en voiture à la découverte de la ville et fin de journée à la plage. Le soir on rentre au domicile et en fin de soirée, le mal de tête revient. Je décide d'aller me coucher rapidement et de m'endormir vite mais le mal me rattrape et même pas 2 heures après m'être couché, la migraine est très violente, j'ai super chaud à la tête et un vertige terrible. j'essaye de prendre un cachet et je me cale contre le mur pour ne plus bouger. Les vertiges me donnent la nausée, ça a du mal à passer. La nuit est courte ! Après cet épisode violent, nous (je dis nous car Alice aussi) avons eu mal à la tête presque tous les jours. Parfois un mal plus fort mais toujours en fond cette migraine. Surtout lorsque nous restions longtemps dans la maison. Régulièrement nous avons des vertiges, nous dormons toujours très mal, nous sommes donc fatigués, énervés. A plusieurs reprises, dans la maison Alice a eu soudainement très chaud dans une oreille et moi je perdais quelques instants l'audition. Nous en avons un peu discuté avec les autres, ils ne dorment pas non plus très bien mais ne semblent pas si gênés. Andrea et Martin dorment dans une grande pièce à l'opposé de la maison. Lorsque nous partons en balade loin du domicile, ça va tout de suite mieux, la tension baisse et nous sommes beaucoup moins irritables.  Ca paraît complètement fou mais nous finissons par être pressés de quitter le confort et le luxe de cette maison pour retrouver la sérénité de la tente dans laquelle nous dormons presque toujours d'un sommeil profond et récupérateur. Maintenant nous allons faire quelques recherches sur les effets des ondes sur l'organisme. Il me semble qu'une grande étude internationale sur l'impact Sanitaire de la téléphonie mobile devait paraître fin 2008, nous sommes pressés de la lire.

    Quartier indien
    Pour nous, le coté le plus agréable à Dubaï, c'est le quartier Indien. Avant goût de ce qui nous attend dans quelques jours, ce quartier est le plus vivant de tous les Emirats Arabe. Du monde partout, des vélos, des chariots qui transportent des marchandises, des gens simples et sympas, de la nourriture Indienne et vraiment pas cher. A titre de comparaison, dans le grand hôtel Atlantis, nous avions acheté un pain au chocolat français (mais industriel, donc de mauvaise qualité) pour 3,50 euros. Pour le même prix, nous mangeons un repas complet dans un délicieux restaurant végétarien Indien.

    A la fin de notre long séjour à Dubaï, après avoir nettoyé nos vélos jusque dans les moindres recoins et préparé nos bagages, nous étions quand même contents de partir. Perdus dans cette société de consommation dont pourtant tellement de gens rêvent, nous ne nous sommes vraiment pas sentis à notre place. Cette expérience restera pour nous inoubliable et nous a apporté une réponse importante. Nous savons maintenant que nous aspirons à une vie simple et que nous ne trouverons certainement pas le bonheur dans l'argent et les choses matériels mais plutôt dans l'amour, l'amitié, les choses simples et la terre.

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