• Fin de la Roumanie

     

    Voici les dernières nouvelles de la Roumanie du 25 juillet au 2 aout

    vendredi 25 juillet (51 km)

    Demie journée de repos. La traversée des villages le matin est très sympa avec beaucoup de gens dans les rues qui nous saluent, rient ou sont impressionnés par nos vélos. Le midi, notre vitesse escargot nous fait une fois de plus arriver les derniers. Nous trouvons au bord du Danube un faux camping qui s'avère être plutôt une maison bourgeoise en cours de diversification de ses activités dans des domaines culturels. Le jeune homme de la demeure parle très bien Anglais et nous explique que nous pouvons planter la tente et bénéficier des salles de bains. Nous pouvons aussi manger ici ce soir. Le tout pour 20 Lei par personnes. En fait, il semblerait qu'il y ait eu un petit mal-entendu et le soir les « serviteurs » de la demeure sont surpris de nous voir attendre à table. On essaye de leur expliquer. Ils comprennent assez bien mais sont plutôt « mal-embouchés ». Nous aurons droit à des patates, du pain, un peu de cornichons et un peu de choux farcit (spécialité Roumaine). Même pas un verre d'eau sur la table.


    samedi 26 juillet (89 km)

    Nous continuons la route vers Bucarest et nous nous éloignons du Danube. Les villages que l'on traverse sont très typiques mais il est impossible de trouver des cartes postales relatant ce visage rural de la Roumanie. Les cartes sont vendues dans les bureaux de poste et les seules que l'on trouve montrent des bâtiments Historiques ou des villes modernes. La Roumanie est entrée très tard dans l'Union Européenne, mais elle revendique très fort cette appartenance. A chaque entrée de village, et sur chaque lampadaires, flottent des drapeaux de l'Europe.

    Cédric : « Depuis que j'ai réglé mes freins avant, les chiens ne m'attaquent plus mais le problème c'est que je fais peur aux chevaux. A chaque carriole croisée, les chevaux ont peur et foncent vers le fossé. Vers 10h ce matin, un cheval trainant un grand père sur sa charrette pleine de sacs de blé, prend peur en me voyant. Il s'emballe et part au triple galop. Le grand père fait un vol plané derrière le cheval, la charrette se plante dans le fossé, les sacs de blé tombent et l'un est éventré. »

    Nous nous arrêtons tout de suite et voulons porter secours au vieil homme. Celui-ci se relève vite et part à la recherche de son cheval. Nous attendons près de la charrette jusqu'à ce qu'un homme s'arrête en voiture. Le grand-père revient bredouille sans son cheval. Il nous explique que ce n'est pas grave et que nous pouvons partir. Mais le malaise persiste. Si le vélo couché n'est pas dangereux pour nous, il l'est pour les autres par l'effet qu'il produit sur les animaux. Le problème semble venir du frein à disque avant du vélo. Comme l'axe de roue est très légèrement tordu, le disque ne tourne pas très rond et frotte à chaque tour de roue sur les plaquettes. Un bruit ultrason doit se produire et énerve les chiens et effraie les chevaux. Dès que possible on changera la roue et la fourche du vélo pour mettre des freins plus classiques. En plus ça fera un peu moins tape à l'oeil car le vélo est très regardé et avec les disques de freins, les gens pensent que l'engin roule très vite, comme une moto !

    Ce soir nous trouvons 2 Allemands qui roulent vers la Mer Noire. L'un d'eux est en vélo couché. On fini la journée ensembles et nous sommes maintenant un peloton de 8 vélos ! On dort près d'un lac où comme tous les soirs, les moustiques attaquent à 21h précise.


    Dimanche 27 juillet (96 km)

    Grosse journée ! nous partons tous de bonne heure, vers 8h. Pendant qu'il ne fait pas trop chaud rouler est très agréable. Mais avec les grosses chaleurs de l'après midi, on s'arrête assez facilement dans les petits villages boire un coup dans les bistrots. Ces pauses sont toujours l'occasion de discuter avec les gens d'ici.

    Le soir, nous campons près du Danube, dans un grand pré en contrebas de la ville de Corabia. Cette ville est très glauque avec ses usines textiles en ruines, ses décharges dans les fossés et les chiens errants malades, squelettiques ou mort sur le bord de la route. Nous rencontrons toutefois un vacher très gentil avec qui on discute un bon moment. Très cultivé, il parle un peu l'Anglais, et le Fançais. Il nous explique qu'il garde 11 vaches mais que 4 seulement sont à lui. Il gagne sa vie en vendant le lait sur le marché. Il ne gagne pas grand chose et travail énormément mais il pense faire un bon métier et surtout, il est fier de nourrir les gens au niveau local et trouve absurde les systèmes d'élevages intensifs qui maltraitent l'animal et ne respectent pas la nature.

    Après le repas, nous essayons d'aller en ville téléphoner en France, mais nous devons franchir des territoires de meutes de chiens qui ne sont pas décidés à nous laisser passer, sauf quand nous employons la technique du lancer de cailloux dans leur direction. La ville n'étant pas ou peu éclairée la nuit, trouver une cabine de télephone est trop difficile, nous préferons rebrousser chemin.


    Lundi 28 juillet (68 km)

    Bon anniversaire frangin !!!

    Une journée qui commence bien sous le soleil et puis au bout de 10 km c'est la grosse averse ! Nous nous réfugions dans un bistrot à coté duquel un tas de déchet brûle dans le fossé. L'odeur de plastique brûlé est terrible, on pense à la dioxine qui doit émaner de ce tas fumant que la pluie essaye d'éteindre. Nous parlons assez facilement avec les autochtones ! On profite aussi du téléphone pour appeler en France.

    Le midi en passant dans une plus grande ville, nous rencontrons une dame de Médecins sans frontières. Elle parle bien le Français et on discute un peu.

    En fin d'après midi nous nous arrêtons dans un village où l'on parle un bon moment avec les gens. Nous achetons quelques bricoles pour manger puis la vendeuse nous donne une pastèque et quelques abricots.


    Mardi 29 juillet (85 km)

    Journée très chaude qui se termine sous la pluie et à l'hôtel. Nous roulons tous les 6 vers Giurgu, la ville frontière avec la Bulgarie. Il fait vraiment très chaud et nous sentons l'orage arriver. A l'entrée de la ville, Bingo ! C'est l'orage. Nous cherchons un bistrot pour nous abriter puis un stade pour aller camper sous la pluie. Soudain, un homme nous croise en voiture, il nous propose un hôtel, nous lui répondons que nous ne sommes pas intéressé, que c'est trop cher, nous préférons camper gratis ! Il s'arrête et nous discutons. Il nous propose une nuit d'hôtel à 10€ par personne. On se rend rapidement dans son établissement. Pendant que les filles vont visiter l'hôtel, Bruno marchande pour un autre lieu moins cher. Finalement, l'hôtel est correct. Nous pouvons y laisser les vélos, aller faire un tour en ville, faire une bonne lessive et surtout prendre une vraie douche !


    Mercredi 30 juillet (75 km)

    Sortie culturelle en Bulgarie

    Nous laissons les bagages à l'hôtel et nous fuyons vers la Bulgarie. Le passage de la frontière de fait facilement par un simple contrôle des passeports.

    La Bulgarie semble plus riche et la consommation bien plus importante ! Il y a des écrans partout avec des pubs qui défilent. Par contre, beaucoup moins de déchets dans les fossés. La route est bonne et le relief plus marqué. Nous allons visiter un site historique très impressionnant : les églises troglodytes de Ivanov !

    Dans ce qui ressemble à un canyon, des grottes naturelles ont été aménagées en églises orthodoxes. Certaines peintures religieuses sont très bien conservées. Nous sommes fascinés par ces lieux magnifiques, mystérieux et chargés d'histoire.


    Jeudi 31 juillet (75 km)

    C'est la journée du début de la fin du groupe des 6 français. Valérie va rejoindre demain Bucarest pour regagner la France. Bruno l'accompagne puis filera à toute vitesse vers Istambul. Après nos 75 km, nous arrivons dans la ville par couple. Bruno et Valérie, les plus rapides y sont déjà. Elie et Marie sont 15 minutes derrières nous. Pour nous retrouver ensemble dans la ville on doit toujours chercher un peu dans le centre, les cybercafés, les bistrots ou les parcs. Cette fois-ci, nous n'aurons pas à chercher car un homme avec une casquette orange nous interpelle et nous demande de le suivre. Il nous dit : « Moi Nicos, vous Français ? Bruno ! Valérie ! Suivez moi ! ». Nous le suivons, il nous montre les commerces, le cybercafé, et le parc où se sont installés nos 2 collègues ! 15 minutes plus tard, nous voyons au loin Elie et Marie. Nicos saute sur son vélo et va les chercher. Il est très gentil ce jeune homme, mais aussi très présent. Il a vraiment beaucoup envie de communiquer et de nous aider, mais parfois on a du mettre les freins surtout en fin de journée quand le vélo de Cédric a crevé et qu'il a voulu démonter le pneu avec un petit tournevis plat. Puis quand il a plié le pneu pour montrer qu'il était abimé. Finalement, nous mangeons tous ensemble ce soir dans un petit resto, puis nous plantons une dernière fois les 3 tentes sur un stade au bord de la ville.


    Vendredi 1er Août (100 km)

    Valérie et Bruno partent à 6h du matin pour profiter de la fraicheur. Avec Elie et Marie, nous décollons à 7h. La température grimpe vite et nous sommes un peu fatigués. Nous nous réjouissons à l'idée de retrouver le camping de Calarasi, pour une bonne douche et une bonne lessive. Une fois arrivé devant l'entrée du camping, où il est écrit sur une énorme plaque en taule « CAMPING ». Un chef de chantier nous dit qu'il n'y a pas de camping ici, nous ne sommes pas welcome, nous devons faire demi-tour. Derrière le panneau en taule se dresse de nouveaux batiments très laids, 100% béton jusque dans le Danube. Finalement on trouve derrière un hôtel ***, une plage de sable fin avec des toilettes ET une douche. On en profite à fond puis nous allons manger dans un festival de musiques traditionnelles d'europe de l'Est. Ce festival n'est pas du tout ce que nous pensions. Il n'y a que du folklore, plein de marchands de pacotilles et des Tziganes qui insistent pour vendre leur graines de tournesol grillées. Sur une table à coté de nous, nous sommes effarés par l'éducation d'un enfant roi. Ce gamin de 4ans s'amuse à narguer les plus pauvres avec sa petite moto électrique. On le regarde partir avec des billets dans les mains puis revenir avec une épée en plastique. Pour le féliciter de ses achats et de ses bonnes manières, les adultes qui l'entourent lui font boire de la bière à la bouteille. Lorsqu'on lui refuse un caprice, il se met en crise et pleure très fort jusqu'à ce que sa volonté soit faite. Cet enfant n'a pas l'air heureux mais en plus, il doit générer une énorme frustration auprès des enfants Tziganes qui essayent de vendre leurs sachets de graines pour faire vivre la famille. Nous repartons en pleine nuit vers la plage derrière l'hôtel à l'extérieur de la ville. Nous dormons tous les 4 sur le sable sous les étoiles.


    Samedi 2 août

    Bulgarie droit devant !!!

    Nous prenons le bâteau avec Elie et Marie pour traverser le Danube. De l'autre coté, nous nous séparons. ils vont suivre le Danube jusqu'à la mer Noire en restant en Roumanie et nous passons la frontière pour la Bulgarie. Avant de nous séparer, on leur laisse quelques bricoles superflues qu'ils ont bien voulu rapporter en France (une assiette, un tee-shirt, des guêtres, un DVD que Eni nous avait donné...). Coté Bulgare, nous trouvons un petit hôtel correct et pas cher. Aujourd'hui, pas de vélo. On s'occupe de l'entretien des affaires : une couture par ci, une réparation par là, l'entretien des vélos, la sauvegarde des photos sur CD envoyés en France, ....


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  • Commentaires

    1
    pierre-yves
    Dimanche 10 Août 2008 à 17:09
    velo couché et chevaux
    bonjour. le fait de faire peur au chevaux n'est pas du au bruit eventuel de ton frein avant mais plutot de la vue du cheval envers nous, qui sommes si bas sur nos "montures". j'ai deja vecu cela à plusieurs reprises. je possede un baron donc encore plus bas. de leur hauteur, nous devons ressembler à quelques choses d'etrange pour eux, chose qui n'arrive pas avec des cycles "normaux". bonne continuation a vous deux.
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