Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Présentation

Bonjour et
Bienvenue
sur le blog de


Portrait de Planète


C'est ici que vous pourrez suivre
le voyage de
Cédric et Alice.


Vous y trouverez des photos, des vidéos, des sons, le carnet de route des voyageurs et surtout de nombreuses informations sur ceux qui luttent un peu partout dans le monde pour la préservation de l'environnement

A tout moment, cliquez (ici)
pour retourner sur le site de Portrait de Planète

Bedaurinde, nia blogo estas en franca, tamen, vi povas vidi kelkajn bildojn.
Post la voyagxo, ni provos skribi libron esperante pri nia historio

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 15-02-2008 :
84773 visiteurs
Depuis le début du mois :
2979 visiteurs
Billets :
123 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Thaïlande Episode 4 : Episode pluvieux | 28 avril 2009

 

30 mars (74 km)
Décidément, il fait très chaud quand on dort sous la tente. Nous avons passé la nuit dans un bain de sueur. Nous prenons le petit déjeuner assis sur la plage face au soleil levant. Dernier moment tranquille avant d'attaquer la journée sur l'axe principal. Pas vraiment de plaisir à rouler à coté des camions et 4x4. En fin de matinée, nous nous arrêtons boire un café glacé à coté d'un mécano, réparateur de scooters. Le mécanicien aux dents pourries nous présente son style de vie pas très enviable. Il ne travaille pas beaucoup alors, pour tenir le coup et ne pas s'endormir sur la table du bistrot, il passe sa journée à boire du red-bull. Lorsqu'il est un peu trop énervé, il prend du cannabis qu'il cache sur son toit en taule ondulée et se fume un pétard pour se calmer. Lorsqu'enfin il est stone, il se reboit un Red-bull pour se réveiller. Comme il est très occupé, il n'a pas le temps de prendre soin de son petit garçon d'un an qui joue dans le cambouis et nettoie les tournevis ... avec sa bouche!

Alice ''enfin nous arrivons à Nakon si Thammarat. Nous faisons une pause de plusieurs jours ici, d'une part parce que Cédric doit remplacer son tee-shirt usé et troué à l'épaule droite, et d'autre part, il me faut des tongues! Nous achetons tout cela au carrefour du coin. Merci la mondialisation car maintenant, toutes les villes du monde se ressemblent. Nous profitons de cette pause pour envoyer quelques mails concernant le vélo de Cédric car cela est difficile de continuer sur son engin tout rafistolé. La différence est flagrante entre nos deux vélos. Sur le miens, je n'ai eu que des ennuis ''normaux'' dues à l'usure normale, mais sur celui de Cédric, tout est plus compliqué et chaque soucis est plus grave (casse, pièces introuvables ou irréparables)!''

En retournant à carrefour à la recherche d'un hypothétique rayon de produits Bio nous assistons à un spectacle absolument incroyable. A peine nous passons les portes battantes du magasin que TOUS les employés se mettent en rang au bord de l'allée principale et nous accueillent avec une chorégraphie super ringarde et une musique de monde merveilleux diffusée dans tout le magasin. Pensant que cet accueil nous est spécialement réservé nous nous avançons dans l'allée principale et nous saluons en retour tous les employés qui tentent de garder leur sérieux et continuent leur danse sous l'oeil des caméras de surveillance. Après cette mascarade forcée, nous posons des questions aux employés qui nous répondent qu'ils sont obligés de faire ce cinéma 2 fois par jours! Matin et soir, quand vient le moment de la danse, ils doivent tous se diriger vers l'allée centrale et commencent le spectacle pendant que les clients continuent de pousser les chariots.
Nous ne demandons qu'une chose. Que carrefour en France aie le courage d'imposer la même chose! Un peu plus ou un peu moins de dégradation de la dignité humaine...
Finalement, aller dans un carrefour au fin fond de la Thaïlande, ce n'est pas le meilleur parfum de France qu'on pouvait avoir.
Après ce spectacle de marionnettes modernes, nous allons rendre visite à un théâtre d'ombres traditionnelles. Ca c'est de la culture et les marionnettes racontent des histoires beaucoup pus belles et intéressantes que le monde merveilleux de carrefour. Il y en a de tous les pays et de toutes les époques, fabriquées dans des plaques de métal ou de la peau. Une femme nous guide dans son univers et nous montre comment se passe le spectacle derrière le rideau. Quelles sont les histoires racontées en Thaïlande et enfin comment fabrique t-on les marionnettes aujourd'hui? Une petite démonstration nous fait rouvrir nos yeux d'enfants.
La veille au soir du premier avril, nous tombons par hasard sur un spectacle d'ouverture du festival de l'eau. Nous sommes invités et les amuses gueules et boissons chimiques sont offerts par la municipalité. Il y a des discours politiques qui fatiguent tout le monde et le spectacle est fait de paillettes, de grandes mises en scène et de danses bien répétées. Une reproduction grandeur nature de rituels religieux nous fait penser à une incantation pour que tombe la pluie. Pur hasard ou véritable magie, 2 heures après le spectacle, un déluge qui va durer plusieurs jours commence.

Le 2 avril, la pluie menace toujours, le ciel est bas mais nous nous disons qu'il faut qu'on avance. Nous nous décidons à partir mais au bout de 4 km, le ciel nous tombe sur la tête et nous trouvons refuge chez des cowboys. Des vrais cowboys Thaïlandais qui vivent à l'américaine. Le propriétaire du saloon est très sympa, il nous offre des beignets, des cafés glacés et des litres de thé au jasmin. Il nous parle de son ranch, de ses amis et de ses virées à cheval dans le far ouest Thaïlandais. On fait une photo de groupe et nous décidons de retourner à l'hôtel, voyant que la pluie ne veut pas s'arrêter de tomber.


3 avril (40 km)
Dur dur ! Le matin nous nous dépêchons de rouler avant la pluie. A presque 40 km, nous nous réfugions sous une station service où l'on procède au sauvetage d'une dizaine de crapauds piégés dans la fosse à vidange. Une légère accalmie et nous fonçons droit dans la ville où il se remet à pleuvoir pour de bon. Nous mangeons un peu et un homme nous explique que nous pouvons aller dans un hôtel pas cher en attendant la fin du déluge. Nous prenons un bateau pour traverser une rivière et rejoindre l'autre partie de la ville. Malgré le fait que nous soyons déjà trempés jusqu'aux os, la taille et la violence des gouttes nous obligent à trouver refuge. Nous nous arrêtons dans une papeterie tenue par des chinois.
En fin d'après-midi, sur la route par endroits bien inondés, nous rejoignons l'hôtel en "pédalo"!


4 avril (80 km)
Il peut toujours, on sort de l'hôtel seulement pour aller manger des nouilles. Nous rencontrons un Ecossais (seul occidental à pouvoir supporter ce climat) il est prof d'anglais dans cette petite ville qu'il aime même si la vie lui semble parfois un peu ennuyeuse.
Nous hésitons à partir et puis finalement on se décide. Mouillés pour mouillés autant pédaler. Alors on y va à fond et sans regarder le paysage. 80 longs kilomètres plus loin, enfin sous le soleil couchant, nous nous arrêtons dans une guest house pour faire sécher nos habits.


5 avril (77 km)
Aujourd'hui, pas de pluie, juste quelques menaces. Pour le petit déjeuner nous nous arrêtons dans un magasin de fringues à la mode où la gérante a installé sa cuisine au milieu des tee-shirts et débardeurs à paillettes. Elle nous cuisine un bon Kao-path (nouilles à la poêle avec des légumes) mais malgré nos explications claires et en partie en Thaïlandais, elle nous sert des crevettes et du poulet. Car forcément on ne peut pas ne pas manger de viande ! La viande c'est comme l'eau, si on n'en avale pas, on meurt ! En parlant de viande, tout le monde en Thaïlande en mange, que ce soit crevettes, poulets ou porc! Depuis que nous sommes ici, nous voyons ici et là quelques porcs dans les cours de fermes et des poulets grands et maigres sur les bords de routes, mais ce ne sont pas ces bêtes qui nourrissent le pays. La viande provient surtout des quelques usines que nous avons croisé. Sur le même modèle qu'en France, sauf qu'ici, ils ont en plus la crevette. Et la production industrielle de crevettes en Thaïlande se fait sur des kilomètres et des kilomètres carrés de bassins artificiels hyper polluants. A grand renfort d'intrants chimiques et d'oxygénation artificielle de l'eau, on produit ici une crevette pour la consommation nationale et surtout pour l'export dans le reste du monde. Sur le littoral du pays, ces bassins ont tout pollué y compris la mer. Notre vendeuse d'habits est contente de nous voir et nous fait découvrir la saveur des graines de lotus.
En pédalant sous cette chaleur d'enfer, le vent de notre déplacement dans l'air fait doucement sécher la sueur salée sur nos jambes. Principe des marais salants, nous pourrions nous aussi récolter le sel qui cristallise sur notre peau. Quelques kilomètres avant Songhla, nous nous arrêtons dans un commissariat. 2 policiers gentils mais un peu trop curieux et autoritaires (c'est normal, c'est leur métier) nous offrent à boire et à manger. Pour arriver à Songhla, nous prenons un bateau et nous nous rendons compte que nous sommes les seuls à fournir un effort pour nous déplacer. Tous les passagers de ce bac sont en voiture ou en scooter. Il y a même une fille sur un scooter qui porte un tee shirt avec écrit dessus, ''STOP GOBAL WARMING''! Quelle blague !!!
Nous voici dans cette ville riche et un peu touristique. Le soir nous allons manger dans un petit restaurant local dans la rue, à coté des bars à strip-tease, restos occidentaux, nous y voyons un bâtiment neuf dont les portes ouvertes laissent entrevoir un couloir avec au dessus de chaque porte un petit néon rose! C'est pourquoi faire ?
La journée a été chaude et se termine avec un bon mal de tête! On a perdu beaucoup d'eau... et de sel!

Publié par alice.cedric à 12:43:48 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

Thailande Episode 3 : Quelques jours dans l'huile de palme | 28 avril 2009


 

23 mars (60km)
Comparée à la veille c'est une petite journée. Tous ces problèmes de vélos finissent par nous énerver et l'ambiance est tendue ce matin. Même la traversée à vélo d'une piste d'atterrissage d'avion ne nous fait pas décrocher un sourire. Nous cherchons la route la plus proche du bord de mer et nous nous retrouvons parfois dans des chemins de terre au milieu des plantations de cocotiers. Après un petit verre dans un bar de pécheurs sur une belle plage, nous décidons de faire ce qu'il y a de mieux quand on a des soucis et qu'on est dans un pays chaud. La sieste tout l'après midi !!!


24 mars (94km)
Voici un truc qui a dû arriver à beaucoup de monde au moins une fois dans sa vie! Debout à 4h30 du matin à cause d'une erreur de réveil, nous nous sommes aperçus de notre avance après le petit dej, une fois les sacoches sur les vélos, prêts à partir. Dégouttés, nous nous recouchons pour une vingtaine de minutes et nous finissons par nous ré-endormir au moment où le réveil se remet à sonner !!! GRRRrr
Le début de journée est pathétique, en cherchant la route qui longe la mer, nous nous retrouvons à plusieurs reprises dans des culs de sac. Le cumul de fatigue, vélo cassé, réveil trop tôt et culs de sacs commence à nous atteindre. Par chance, en passant dans une cocoteraie, un spectacle vient nous changer les idées. Il s'agit en fait d'un singe ouvrier, élevé spécifiquement pour cueillir les noix de coco. Au début nous n'avons vu qu'un homme au pied du cocotier qui parlait en regardant la cime de l'arbre. En levant les yeux, nous avons vu à qui parlait le paysan. Le singe, seule ''personne'' capable de monter sans peine au cocotier est utilisé pour sélectionner les noix de coco les plus mures et les décrocher de l'arbre. C'est assez impressionnant de le voir regarder attentivement chaque noix, puis lorsqu'il en trouve une à son goût, il l'a fait tourner à sa base jusqu'à ce qu'elle se décroche.
Le midi, nous mangeons dans un bouiboui, où il semblerait que la femme mal aimable qui nous sert s'est elle aussi réveillée une heure trop tôt.
Dans l'après midi, l'orage qui gronde au loin nous rattrape et on se retrouve arrosés jusqu'aux os. Le soir, nous n'arrivons pas à trouver où dormir, les hôtels de la côte sont tous très chers. Finalement, un sympathique couple franco-thaïlandais gérant un hôtel, fini par accepter de nous laisser camper sur la pelouse de l'hôtel.


25 mars (88km)
Aujourd'hui, nous pédalons dans une horrible chaleur moite. Le midi, nous nous arrêtons manger sur la plage à l'ombre des cocotiers. C'est assez difficile physiquement de rouler sous cette chaleur!
Alice '' En voulant regonfler mon pneu arrière, Cédric explose la valve. Bravo, joli coup ! Heureusement, il nous reste une dernière chambre à air.''
Nous réparons le vélo en vitesse car de gros nuages d'orage menacent. Finalement nous sommes chanceux car peut-être que la crevaison nous a évité de nous faire mouiller. Quelques kilomètres après la pause, la route est toute mouillée, il vient juste de pleuvoir. Sur cette route qui sèche vite, les flaques s'évaporent mais pas les cadavres de chiens, chats, serpents, varans, oiseaux en tous genres butés en masse par les pares-buffles des 4x4 qui ont envahi le pays en quelques années. Ce soir, nous arrivons dans une ville moche. Nous mangeons un plat avec une dose d'épices complètement intolérable et nous allons nous coucher dans un hôtel de passe.

 

26 mars (65 km)
Le parcours d'aujourd'hui n'a rien de bien remarquable! Des plantations de palmiers à huile partout! Nous restons sur la route principale ou circulent tous les camions et 4x4 et où nous avons le double privilège de respirer les pots d'échappements et l'odeur des cadavres d'animaux qui jonchent la route. C'est fou ça quand même, autant de chiens écrasés sur les routes, soit c'est une espèce considérée comme nuisible, soit les gens n'ont aucune sensibilité ni lien affectif avec leurs animaux de compagnie! Quelques kilomètres avant la fin de journée, nous perdons de vue Emilie et Jean-Christian. On se dit que ce soir on pourrait bien camper mais finalement la pluie arrive et nous fait réfugier dans un petit hôtel au bord de la route. En allant en ville manger nos assiettes de nouilles quotidiennes nous n'arrivons pas à croire ce que nous voyons ! Un pick-up chargé de noix de coco démarre à un feu et accrochés derrière, comme deux rippers derrières un camion benne, deux macaques nous regardent avec un regard tellement humain et professionnel qu'on en reste bouche bée! Leur expression est exactement la même que celle d'un homme qui serait en train de finir sa journée de travail et qui se dirait "Dans 5 min : je débauche!". Ce comportement professionnel nous perturbe profondément et la barrière entre espèces s'effondre un instant!.


27 mars (80 km)
Réveil loupé ! C'est bien dommage pour nous car, qui dit départ tard dit chaud tôt ! Au lieu de 6h nous décollons à 7h25 et la journée est particulièrement chaude sans un seul point d'ombre puisque nous pédalons au milieu des plantations de palmiers à huiles transgéniques nains. En fin de matinée, complètement terrassés par la chaleur, nous trouvons enfin un endroit pour nous poser et nous rafraîchir un peu à l'ombre. C'est une maison d'habitation où vit un vieil homme. Il habite au milieu des plantations et vends quelques bouteilles de soda et des chips. Morts de soif et de faim, nous nous payons un suicide au Sprite et aux chips à l'huile de palme. Le vieux voyant nos têtes complètement dégoulinantes et cuites, nous offre le tout. C'est très gentil à lui! Quelques kilomètres plus loin, assis devant un ventilateur et une boisson fraiche, nous nous retrouvons les cyclo-cools! C'est assez marrant car nous avons des rythmes différents mais nous avançons à peu près à la même vitesse, ce qui fait que nous nous perdons puis nous retrouvons toujours. Ce soir dans le village nous allons faire un tour dans un cybercafé. Et comme tous les cybercafés de la campagne thaïlandaise, c'est surtout une salle de jeux pour les jeunes. Nous les voyons tous jouer au même jeu de guerre. Ils sont tous en réseau et au lieu de mettre un casque, chaque ordinateur est équipé de hauts parleurs, ce qui fait que pendant une heure d'Internet, nous sommes plongés dans la guerre. Rafales de mitraillettes, grenades, pistolets, sang, explosions et cris d'enfants qui s'insultent en thaïlandais!


28 mars (91km)
Malgré la courte nuit à cause des voisins ''couches tard'' et des coqs déréglés sous la fenêtre, il nous faut pédaler toujours sous la chaleur. Le paysage est encore couvert de palmiers à huile mais cette fois ci nous voyons apparaître des lambeaux de forêts tropicales sur des collines massacrées par de gros bulldozers qui ont entrepris de raser ces reliefs trop marqués, seuls endroits où la nature avait pu trouver refuge! Maintenant à la place de la forêt, il n'y a qu'une terre stérile rouge comme du sang.
Cédric ''En pédalant plus près de la mer dans des zones plus marécageuses où pour cultiver le palmier à huile, il faut creuser de larges fossés de drainage, Alice a fait détaler un énorme varan de près de 2 mètres! Je ne l'ai pas vu, mais j'ai entendu le bruit dans les broussailles, un bruit suffisamment lourd pour croire qu'il s'agissait d'une grosse bête!''
En début d'après midi, nous arrivons tous les 4 à Surat Thani! Dans la ville nous croisons un groupe d'une dizaine de rickshaws-vélos encadrés par deux gros 4x4 qui diffusent des messages et des affiches représentant la Terre avec le chiffre 60! Ca y est, nous avons compris, la ville participe à l'action mondiale 60 minutes pour la planète! Ce soir entre 8h et 9h tout le monde devra éteindre la lumière, signifiant ainsi que l'on a conscience que les enjeux énergétiques et climatiques sont majeurs et que nous sommes près à agir. Un peu avant 8h, nous sommes en ville dans un petit restaurant de rue. Nous montrons l'affiche à la cuisinière qui nous dit qu'elle est au courant et qu'elle n'oubliera pas d'éteindre son néon. Arrive 8h, notre cuisinière éteint le petit néon au dessus d'elle. Autour, il y en a encore une dizaine d'allumés et dans le restaurant d'à coté, on est en train de regarder un film de guerre, alors pas question de débrancher  malgré la demande de notre cuisinière!!! ''Les changements climatiques nous on s'en tape, cela ne nous concerne pas !'' mais bien sûr !
De notre coté, on se dit que ce qu'il faudrait en Thaïlande, c'est une action du genre, 60 minutes sans ma bagnole, ou bien encore pus fort, 300 mètres à pied ou à vélo ! Mais là, c'est sûr, une action comme celle là ferait un flop incroyable étant donné qu'ici on en est seulement au stade des 30 glorieuses et que la conscience écologique est loin, très loin d'entrer dans les esprits!
De retour dans notre hôtel, nous sommes accueillis par une rangée d'une dizaine de prostituées en attente de clients pervers!


29 mars (86 km)
Encore du palmier, mais il laisse cette fois ci (le relief aidant) plus de place à la forêt, la vraie. Nous nous arrêtons visiter un joli jardin très riche en orchidées et nous nous remontons le moral en nous laissant aller dans la contemplation de la beauté de ces fleurs. Sur le bord de la route il y a souvent des marchands de fruits. Parfois nous nous arrêtons pour faire de nouvelles expériences culinaires comme ces gros pamplemousses verts qui s'avèrent être délicieux mais surtout riches en peaux intérieure.
Nous nous arrêtons au bord de la mer et après négociation avec les resorts trop chers de la plage nous obtenons le droit de dormir gratuitement sur une belle pelouse à l'ombre toutefois de dangereux cocotiers dont les noix se laissant tomber de plus de 10 mètres au dessus de nos têtes pourraient nous tuer d'un coup d'un seul. Pour la première fois depuis notre arrivée en Thaïlande nous allons enfin nous baigner dans cette mer chaude et salée. En sortant de l'eau, les moustiques passent à l'attaque et ils sont d'une agressivité incroyable. Nous finissons par perdre la tête et nous courrons nous réfugier dans la tente en gesticulant dans tous les sens pour ne pas qu'ils nous atteignent ! Au cours du repas de ce soir, Jean-Christian a tenté une expérience culinaire catastrophique! Il s'est brûlé les lèvres et tout le gosier avec le plat le plus épicé du Sud Est asiatique. Un truc absolument immangeable que les gros mâles virils tentent d'ingurgiter lorsqu'ils ont envie de relever des défis et montrer qu'ils sont très forts.

Publié par alice.cedric à 12:35:35 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

Thailande Episode 2 : Rencontre avec les cyclos-cools | 27 avril 2009

 

18 mars (41km)
Nous décollons vers 10h de la station essence. En début d'après midi, nous sommes arrêtés dans un petit resto de bord de route quand nous voyons un couple de voyageurs à vélos. Deux français, Emilie et Jean-Christian. Nous finissons la journée ensemble. Et logeons tous les 4 dans un petit hôtel.

 

19 mars (75km)
Nous roulons aujourd'hui avec Emilie et Jean Christian, les cyclos-cools. Nous visitons une grotte où il y a toute une collection de statues de bouddha dont un très grand, allongé et recouvert de feuilles d'or par les pèlerins comme nous qui passons par là. Des singes se promènent dans la grotte. L'un d'eux pisse sur les marches et comme nous sommes nu-pieds, évidemment nous marchons en plein dedans. Est-ce que la pisse de macaque porte bonheur ? On n'en sait rien mais en tout cas c'est une expérience très originale et inédite. A midi, nous avons quitté la grosse route et nous nous installons dans un petit bouiboui pour manger et passer le plus chaud de l'après midi. Il fait 46°c.

 

20 mars (78 km)
Départ de bon matin et après cinq kilomètres, casse de la chaîne du SEIRAN. Enroulée entre la cassette et la roue. Dérailleur retourné et coincé dans les dents des pignons. 1h30 à rafistoler la chaîne et redresser le dérailleur! C'est dommage car nous avons perdu beaucoup de temps alors qu'il faisait plus ''frais'' le matin. Pour rejoindre Hua Hin où nous devons retrouver Emilie et Jean-Christian, il nous faut pédaler en pleine chaleur et c'est une véritable torture. Arrivés à destination, nous restons dans un hôtel où nous tentons de refroidir notre organisme en surchauffe. Douche froide et repos sous le ventilateur.

 

21 mars
Nous restons une journée à Hua Hin à nous poser des questions sur le SEIRAN! Depuis le début du voyage nous avons eu de très nombreux soucis. Les casses cumulées dernièrement nous font dire que ce n'est peut-être pas un vélo tellement adapté au grand voyage. Nous contactons Paul le fabriquant. Il nous expliquera qu'il existe une version du SEIRAN plus solide avec des adaptations au voyage, par exemple la fourche arrière plus large pour mettre des pneus de grosse section, Une pièce en acier sous le siège réglable, etc.

Cédric  ''Apparemment, je serais parti sur un modèle de base avec juste un gros porte bagage. En attendant nous ne savons trop que faire avec un vélo tout boiteux. Depuis la dernière casse de la chaîne, le dérailleur fait de la musique, les grands pignons en ont pris un sacré coup et la chaîne saute souvent me faisant faire des quarts de tours de pédales dans le vide, l'aluminium fendu sous le siège grince à chaque tour de pédale. Le tout créé une musique qui donne du rythme certes mais qu'il est parois difficile à supporter.
D'où cette question qui nous taraude, doit-on changer de disque ? Autrement dit,  est-ce que je dois continuer sur ce vélo ?''

 

22 mars (130km)
Cédric : ''Les jours se suivent et finissent par se ressembler ! Ce matin, au bout de 5 km, Recasse de la chaîne !!! Mon dérive chaîne ayant été cassé lors de la dernière réparation, c'est Jean-Christian qui me prête le sien. Du matériel très efficace qui me permet de réparer la chaîne en 10 minutes seulement. Par contre, comme la nature ne veut pas nous faire profiter de l'air ''frais'' matinal, en remontant sur nos vélos, le pneu avant d'Alice est à plat! Aucun pneu n'aurait pu résister à cette belle agrafe. Réparation faite nos deux vélos à nouveau sur les roues nous décollons enfin. Le paysage change aujourd'hui et devient plus que monotone. Les vastes plantations de palmiers transgéniques alternent avec les bassins industriels de production de crevettes. Et ce, même au sein d'un parc naturel. Ben voyons !''
La
journée est longue de 130 km, l'un de nos plus gros scores !

Publié par alice.cedric à 13:02:44 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

Thailande Episode 1 : Arrivée à Bangkok | 27 avril 2009


13 mars 2009
Premier jour : réception des vélos dans le grand aéroport de Bangkok. Difficile de trouver la sortie et la route où les vélos sont autorisés à circuler. On pense à un DUBAI II. Finalement nous mettons les vélos dans un bus plein de touristes allemands. Le bus nous fait descendre dans le quartier à touristes. Nous rencontrons le couple Fremont. Deux Normands de Granville dans la Manche, qui passent 3 mois de l'année à se reposer au sud de la Thaïlande. Ils ont payé une nuit supplémentaire d'hôtel juste pour pouvoir stocker leurs bagages dans la chambre en attendant le soir pour reprendre l'avion vers la France. Ils nous font cadeau de leur chambre payée et nous laissent les clés. Le maître d'hôtel a un peu tiqué, mais il a accepté. C'est très gentil à eux, merci les normands !


14 mars (35 km)
Nous partons à la recherche d'un bon magasin pour réparer nos vélos.
Nous souhaiterions changer les pédaliers pour en mettre des plus petits. Pour le Nazca qui est déjà équipée en Shimano, ça ne pose pas de problème, par contre pour le Seiran équipé en SRAM, il va falloir changer aussi les manettes (plus chères). Pour ce qui est de ressouder le cadre, nous trouvons un petit ferrailleur qui ressoude l'alu, mais c'est très cher. Nous pensons changer de vélo. L'après midi : Visite du temple de l'informatique, un grand building rempli uniquement de magasins informatique. Nous sommes dans un autre monde. Combien de tonnes de métaux précieux, combien de zones naturelles détruites, combien de peuples exploités pour la fabrication de tout ce matériel jetable ! Toutefois, nous devons admettre que nous y sommes pour racheter un nouveau disque dur pour stocker nos photos, car celui que nous avons acheté à Dubaï commence déjà à beuguer (c'est dire la fiabilité du matériel informatique. Le moins on en a besoin, mieux c'est). Le soir de retour dans notre quartier touristique, découverte de Bangkok et de la prostitution. Grosses pubs pour les capotes. A 22h, des couples toujours composés d'un homme étranger et d'une jeune Thaïlandaise, viennent envahir les terrasses des restaurants et bars. Complètement décomplexés, ils ne se cachent pas et nous voyons de gros Occidentaux avec des jeunes filles dont on peu douter de leur majorité. Evidemment, nous savons que les couples mixtes existent, mais quand nous regardons la proportion de ces couples, on voit bien qu'il y a quelque chose qui cloche. Dans le temple de l'informatique, il y avait de nombreux revendeur de films X. Au bout du 5ème nous craquons et nous lui répondons que nous ne sommes pas ici pour ca. Il nous répond méchamment que si nous ne sommes pas en Thaïlande pour du sexe, nous n'avons rien à faire ici.


15 mars
Nous essayons de visiter Bangkok. Nous faisons le ménage dans nos sacoches et nous nous promenons dans la ville. Dans un temple bouddhique, un moine nous interpelle et nous offre du thé au jasmin, puis nous explique la vie du bouddha. A la fin, il nous demande de l'argent.


16 mars
On change d'hôtel, celui où nous sommes est beaucoup trop cher. Nous croisons un couple d'allemands très sympas et intéressés par nos vélos. Ils nous orientent vers une guest house pas cher où nous restons 2 nuits de plus. Nous nous posons toujours la question, est-il judicieux de continuer avec un vélo en piteux état ? Où allons nous après Bangkok ? Est-ce que nous trouverons un bateau pour l'Australie ?
Ce soir nous donnons une interview à une jeune Brésilienne qui vit en Inde et qui veut faire un article sur Portrait de Planète.


17 mars (42km)
Nous nous décidons enfin à partir de Bangkok. Le chemin n'est pas très facile et désagréable. La grosse ville quoi...Et puis c'est complètement fou. Des routes sur plusieurs étages, et des éléphants qui font la quête sur le bord de l'autoroute. Les Thaïlandais semblent complètement déconnectés de la nature.
Le soir nous nous arrêtons dans une station service. Nous avons très chaud dans la tente et nous nous réfugions dans la boutique climatisée de la station, puis régulièrement pour nous rafraîchir, nous prenons une bonne douche dans les WC.

 

Publié par alice.cedric à 12:55:32 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

Nepal Episode 5 : Quelle route apres le Nepal ? | 23 avril 2009

 

3 mars 2009 (9 km)

Le lendemain de la fête,  le moment est venu pour nous de quitter cet endroit formidable. Rencontrer tous ces gens et ces enfants a été une expérience très enrichissante. Ils nous ont offert le plus simple, mais le pus bel accueil au Népal. En guise de cadeau, tous les enfants nous ont aidés à pousser les vélos sur plusieurs kilomètres les plus raides dans la poussière et les cailloux. Grâce à eux, nous avons pu nous sortir de là en une seule journée. Toutefois arrivés au sommet, nous décidons de nous arrêter pour la nuit.

En pleine côte, à notre grand regret nous avons rappelé à nos petits amis qu'il était l'heure pour eux de l'école, ils nous ont abandonné et nous avons recommencé à pousser, pousser, pousser et mordre la poussière.

Cédric  ''En pleine côte nous trouvons une maison qui vend quelques bricoles venues de la ville! Nous achetons un paquet de biscuits et pendant la pause, un vieil alcoolique vient regarder les vélos de près. En se glissant au milieu d'eux, il donne en grand coup de cul dans mon vélo qui tombe dans le chemin Ça fait bien rire le vieux, mais nous, on a plutôt envie de l'étrangler !!! Nous vérifions si rien n'est cassé sur le vélo et dans les sacoches! Apparemment, pas trop de mal, le vélo à l'air d'aller, il n'y a que quelques éraflures et un trou dans une sacoche!

Le vieux disparaît et nous décidons de reprendre notre galère. Sur une petite portion de chemin moins pentu, nous décidons de donner quelques coups de pédales. Je me rends compte à cet instant que la patte métallique sous le siège qui sert à fixer les gaines qui guident la chaîne, est cassée en deux.

Nous faisons demi-tour en espérant retrouver le gars, mais il s'est envolé. Un homme ayant vu toute la scène et visiblement mal à l'aise essaie de trouver une solution. Il fait venir un petit homme du village que je suis jusque chez lui. L'instant est magique! Nous sommes paumés en pleine montagne et ce gars m'assure qu'il peut réparer la pièce cassée. Quand on sait qu'il n'y a ici que des maisons en terre et pas d'électricité, le pari semble assez osé. Et pourtant, tous les deux assis devant sa maison, il commence le travail. Il met quelques charbons sur des cendres, fait tourner une hélice qui remplace le soufflet de forge et redémarre le brasier. Avec calme et minutie, il commence son tour d'alchimiste, broie des fragments de pierres, trempe le doigt dans un verre d'eau et fait tomber une goutte sur son petit mélange qu'il touille avec une plume de poulet et une autre goutte sur la pièce à souder au milieu des braises.

En 10 minutes, il a réparé la pièce et casse l'ambiance en me demandant de le payer. Je lui explique qu'il faut qu'il me suive car c'est son copain alcoolique qui va payer ce qu'il a cassé. Malheureusement, le gars à disparu et je dois payer la réparation. Le pire c'est que 1 km plus loin, la soudure lâche et la chaîne pend à nouveau sous le siège! Réparation maison, un bout de scotch, un morceau de ficelle et on repart. La chaîne subit plus de frottement ce qui fait du bruit et rend le pédalage encore plus difficile (faut dire qu'on pousse plus qu'on pédale!)

Retour sur Katmandou du 04 au 13 mars 2009
Avec grand peine, nous rentrons à Katmandou où Sonam nous tire encore une fois d'affaire en réparant la pièce métallique. Pour ne pas rester trop longtemps chez Razen, nous décidons d'aller dans un petit hôtel avec Darius l'anglais! Ce dernier connaît maintenant bien Katmandou et les ruelles autour de Thamel! Il nous fait découvrir les endroits pas chers pour bien nous nourrir. Il y a le resto tibétain où nous allons parfois manger le soir et boire de la tungba, une boisson un peu alcoolisée fabriquée à partir de graines de millet fermentées servies dans un grand bock en bois que l'on remplit et remplit à volonté avec de l'eau chaude. Dans une ruelle boueuse, il y a entre deux immeubles, une cabane en taule ondulée et si l'on va sous cet abri, il y a quatre tables et quelques bancs et une femme nous sert un délicieux dal-baht ''maison''. Pour cinquante centimes d'euros, nous avons un repas complet et nous ressortons toujours de table avec le ventre qui traîne par terre car en plus, contrairement aux restaurants chics, ici, on nous ressert de tout! Et en plus on mange avec les doigts. Au Tibet, la situation ne semble pas prête d'évoluer avant au moins le mois d'avril, nous devons revoir notre itinéraire! A l'Est, nous sommes bloqués par la frontière du Myanmar, fermée avec l'Inde et le Bengladesh. L'idée de prendre un bateau pour la Thaïlande doit être abandonnée, (merci l'avion). Il existerait bien une dernière solution qui consisterait à passer la frontière avec le Tibet en étant bourrés de dynamite ou alors plus sérieusement, il faudrait que l'on retourne en Inde puis au Pakistan, passer la frontière chinoise, traverser tout le pays et pourquoi pas, rentrer illégalement au Tibet (''beaucoup'' plus facile depuis l'intérieur de la Chine). Nous nous préparons à cette dernière option. Nous achetons des cartes précises pour le Tibet et étudions des cartes de la Chine. Gorgan nous situe les points de contrôle de l'armée chinoise qu'il connaît.  Malheureusement, après mûres réflexions, cette route nous semble trop difficile d'autant plus que le Nord du Pakistan est toujours incertain et la frontière avec la Chine est fermée jusqu'à tard dans l'année en raison des cols fermés pendant l'hiver. Après bientôt 2 mois au Népal et un mois stoppés en Inde à cause de la pneumonie, nous commençons à en avoir assez de faire du surplace et d'être confrontés à ce problème récurrent:  les frontières. L'option qu'il nous reste, la plus économique et la plus polluante, c'est de prendre l'avion et de survolé les conflits géopolitiques. L'avion oui mais pour aller où ? Nous décidons de nous rendre en Thaïlande, puis reprendre nos vélos et continuer sur un nouvel itinéraire Pourquoi ne pas rendre visite à Miranda l'espérantiste en Australie s'il y a des correspondances en bateau avec l'Indonésie? Aigris par cet échec de ne pas pouvoir nous passer de cet oiseau de fer de malheur (Cédric:  '' d'autant plus qu'il aura fallu pour moi que je commence un voyage à vélo pour devoir prendre la première fois de ma vie un avion !), nous achetons 2 billets pour Bangkok et nous préparons nos bagages et nos vélos.

Cédric: '' En nettoyant en profondeur mon vélo, j'ai découvert effaré la raison d'un récent grincement et d'un jeu dans le siège. C'est tout simplement que la partie du cadre avant où est fixé, siège et porte bagages, est cassée ! Un ennui de plus qui tombe mal, juste avant le départ pour la Thaïlande. J'essaye très vite de trouver quelqu'un pour ressouder de l'alu, mais Sonam me confirme que cela n'existe pas au Népal. Je contacte Paul de chez Challenge et il vole encore à notre secours en nous envoyant de toute urgence une pièce en acier qui pourrait me dépanner. La veille du vol, nous recevons la pièce. Le problème, c'est que pour la fixer, je dois percer 2 trous dans le cadre et dans la capitale Népalaise, à cette heure ci, il n'y a pas d'électricité. Nous allons de quartiers en quartiers, de mécaniciens en électriciens à la recherche d'une perceuse et d'une alimentation électrique. Nous finissons par trouver un menuisier qui nous prête sa perceuse. la réparation est rapide et finalement, nous trouvons même le temps d'aller remplir nos papiers de procuration à l'ambassade française pour les prochaines élections au pays (car même si avec la grosse manipulation de l'opinion publique, les élections se finissent parois en véritable désastre, nous continuons d'utiliser nos droits tout en restant vigilants et lucides quant au fait que la quasi totalité des grands hommes politiques appartiennent à l'oligarchie et que leur principale préoccupation est de veiller à leur confort et à l'accroissement de leur richesse avant de penser aux petites gens que nous sommes)''

Après un dernier délicieux dal-bath à la lueur de la bougie, nous finissons de préparer nos sacoches et nous passons une courte nuit à penser au voyage de demain! Départ de Katmandou sans regret car à l'aéroport nous avons eu à faire à des militaires peu amicaux et c'est le moins que l'on puisse dire! Après avoir laissé embarquer des népalais avec dans leur bagages à mains des sacs de fruits et légumes, des bombes de mousse à raser, des bouteilles de gel douche et des rasoirs, ils nous ont fait un vrai scandale en voyant le rouleau de scotch qui nous a servi à emballer nos vélos avec des cartons. Dans un zèle de colère complètement démesuré et inexplicable, ils ont pris le scotch et l'on balancé à travers l'aéroport en nous engueulant comme ce n'est pas permis. Allez comprendre ce qui peut ce passer dans la tête d'un militaire après des années de bourrage de crâne!!! Enfin, c'est bien connu que l'uniforme donne de véritables pouvoirs à celui qui les porte. Regardez Superman, Spiderman, Batman, Policeman, etc.

Toujours est-il que cette mésaventure nous conforte dans l'idée que ce voyage en avion est bien le dernier que nous ferons car l'avion, c'est tout sauf la liberté !

 

Publié par alice.cedric à 04:43:51 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| >>