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sur le blog de
Portrait de Planète
C'est ici que vous pourrez suivre
le voyage de
Cédric et Alice.
Vous y trouverez des photos, des vidéos, des sons, le carnet de route des voyageurs et surtout de nombreuses informations sur ceux qui luttent un peu partout dans le monde pour la préservation de l'environnement
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Bedaurinde, nia blogo estas en franca, tamen, vi povas vidi kelkajn bildojn. Post la voyagxo, ni provos skribi libron esperante pri nia historio
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Les petites routes peu fréquentées et l'odeur des arbres de la Forêt Noire laissent place aux pots d'échappements, aux bruits et aux risques. Près de Munich ( troisième plus grosse ville d'Allemagne ), les gens sont pressés, aiment les grosses voitures. Dans leurs cabriolets, leur 4x4, ils se sentent beaux, puissants et en sécurité ; mais ils sont aussi agressifs et dangereux envers les cyclistes que nous sommes. Il faut avoir des yeux partout, l'esprit est sans arrêt occupé et nous faisons preuve de grande vigilance. Les voitures nous poussent sur le bord de la route. Un conducteur nous a fait comprendre qu'il fallait que l'on roule dans l'herbe, beaucoup nous doublent n'importe comment. Une bagnole a coupé la route à Alice, alors que nous étions en pleine descente : c'était à deux doigts de l'accident.
Les côtes de la forêt noire sont bien moins fatigantes que les routes blindées de voitures !!! Un Allemand que nous avons rencontré, nous a expliqué qu'il y avait par ici ce qu'il nomme "la jeunesse dorée". Et bien elle est pas bien belle la jeunesse ici ...
Publié par alice.cedric à 09:52:39 dans Carnet de route | Commentaires (2) | Permaliens
Nous restons plusieurs jours à Freiburg où nous avons rencontré beaucoup de gens et où nous avons été accueillis chaleureusement.
Manfred, hôte espérantophone nous fera visiter Freiburg de long en large et en travers !
Avec lui, on pourrait passer deux ans à visiter le pays ! Il nous aide à planifier les itinéraires, rechercher des adresses en Allemagne, mais aussi en Iran, au Japon, en Chine et en Afrique ! Lui et sa femme sont vraiment très gentils.
Mardi 6 mai :
Après avoir une dernière fois respiré l'air de Freiburg et avoir donné une rapide interview en Esperanto pour une radio locale alternative, nous voici donc à l'assaut de la forêt noire, avec ses paysages magnifiques ... et ses côtes ! Allez, c'est parti pour 30 kilomètres de montées NON-STOP !!!
Heureusement, nous sommes en pleine forme grâce au repos à Freiburg. Si ça continue à monter, on va finir par voir de la neige ... ça n'a pas loupé !Après cette ascension, nous avons eu le droit dans un premier temps de contempler les sommets enneigés puis, dans un second temps, à une longue, savoureuse et froide descente !Durant cette étape, nous nous sommes fait doubler par un monsieur en costume cravate et en vélo-couché ...
Les côtes succèdent aux descentes et quand on croit que c'est fini, y'en a encore ! Nous sommes au milieu des bois et pas grand-chose où nous pouvons nous arrêter. Nous trouvons une sorte de petite chapelle au milieu de tout ça. Je (Cédric) sonne à une petite porte derrière l'église. Je re-sonne et entends la voix d'une femme qui me demande : Was wollen sie ? Je regarde autour de moi pour voir qui me parle ... personne ! Dieu serait-il Allemand ?
Eh bien non, c'est une terrienne qui, du haut de son jardin, me demande ce que je veux !
Elle ( Monica) nous propose de planter la tante dans son jardin en terrasse et plat. Elle nous accueille comme des rois en nous préparant des "saintes nouilles" au thon et tomates ! C'est la première fois que je mange au dessus d'un benitier et que je me douche au dessus d'une fresque de Jésus arrivant au royaume de son père. Ce que ne savent peut-etre pas les grenouilles de bénitier qui viennent à la messe le dimanche, c'est que Monica a une passion : les reptiles. Au dessus de l'église, dans de grands vivariums, elle héberge quelques specimens du genre "sans pattes" et "langues fourchues". Après la tisane, nous sommes allés nous coucher. Au début, nous n'avions demandé qu'un petit bout d'herbe pour dormir et finalement nous sommes reçus comme de vrais amis, chez des personnes vraiment supers. C'est vraiment ces rencontres inattendues qui font que le voyage est un vrai plaisir.
Aujourd'hui, on a vu les contours de la France, une dernière fois avant quelques années. Du haut de la forêt noire, on voyait le massif des Vosges : c'était la France, celle-ci a disparu sous la brume. D'y repenser, ça m'émeut !!
Mercredi 7 Mai :
Après un copieux petit (ou plutôt grand) déjeuner, une photo, un échange d'adresse, une visite de la chapelle et les adieux à Monica. Nous reprenons la côte là où nous l'avons laissé et nous sommes heureux !
Arrivés à Villingen : quelques courses, on trouve une bibliothèque pour graver un CD avec les photos et l'envoyer en France.
A Donauescingen, on retrouve la source du Danube et c'est parti pour le suivre pendant un bon bout de chemin.
Vendredi 9 mai :
Nous faisons connaissance avec un voyageur Japonais ( Tsuneaki ) qui se déplace en vélo droit ! Nous mangeons ensemble et on discute beaucoup ( il parle Français, Espagnol et Anglais) Cela fait 4 ans qu'il est sur les routes avec 80 kg de bagages ! Le lendemain, nous roulerons ensemble pendant 90 Km. Nous échangeons nos coordonnées et il nous invite à passer chez lui lorsque nous serons au Japon. Il habite juste à côté de Tokyo.
Publié par alice.cedric à 17:36:29 dans Carnet de route | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par alice.cedric à 09:36:40 dans Carnet de route | Commentaires (1) | Permaliens
Mes impressions de cycliste sur les routes françaises sont assez mitigées. Souvent sur les grandes routes, nous jetons un oeil sur nos rétroviseurs. Dès que nous sentons que l'automobiliste veut passer alors qu'une voiture arrive en face, nous zig-zagons un peu pour le faire ralentir et cela marche! Cédric, pour que les voitures s'écartent encore plus, a créé un écarteur d'un mètre qui dépasse largement des sacoches. Et c'est encore plus efficace que le zig-zag! Généralement les coucous avec les klaxons, nous agressent alors que les bonjours de la main ou les appels de phares sont plutôt sympathiques. Dommage que les gens ne disent bonjour qu'a nous, parce que nous sommes voyageurs, et les autres? Certaines voitures s'écartent bien mais ne décélèrent pas, ce qui est assez fatigant pour le cycliste (bruit des roues, pire quand il pleut, aspiration...). En général, les conducteurs font attention mais certains sont trop près, un mètre, ce n'est pas beaucoup et encore moins quand la voiture ou le camion roule vite. Cela est aussi appréciable d'entendre la voiture décélérer derrière nous, c'est rassurant. On sent que le conducteur fait attention à nous. En un mot, j'ai préféré les petites routes de France aux départementales et nationales. Les voitures et les camions prennent beaucoup trop de place sur celles ci et les cyclistes ont du mal à faire la leur. C'est fatigant car il faut être vigilant et le bruit est assourdissant. Les petites routes sont plus calmes et généralement plus belles mais moins directes mais nous avons un peu de temps devant nous! Je sais, il y aura pire mais aussi mieux! A bientôt pour des nouvelles!
Alice
Publié par alice.cedric à 20:36:55 dans Carnet de route | Commentaires (0) | Permaliens
Samedi 28 Avril, c'est le grand jour, le départ, ce cap si difficile à passer pour les parents que nous sommes, ce jour autant attendu que redouté où les larmes vont monter inexorablement, où l'inquiétude, l'angoisse et la fierté d'avoir des enfants aussi courageux pour faire un truc aussi difficile que de pédaler 41000 km sur notre belle planète, bref c'est un flot de sentiments contradictoires avec toutefois une très grande angoisse pour nous autres parents.
Publié par alice.cedric à 21:40:34 dans Carnet de route | Commentaires (1) | Permaliens